Table ronde discute les défis, les inquiétudes et les opportunités à l’ère de l’intelligence artificielle

L’ISPI de Montréal a tenu, le 31 mai 2018, une table ronde lors de laquelle des spécialistes ont discuté de « L’impact de l’intelligence artificielle (IA) sur la performance » à la Coop Temps Libre. Cet événement a attiré autour de 55 étudiants et professionnels de l’amélioration de la performance, qui désiraient en apprendre davantage sur la manière dont l’IA affecte le milieu de travail et la société en général, et la manière dont les humains et les machines peuvent travailler ensemble pour améliorer la performance.

La présidente du chapitre montréalais de l’ISPI, Kristina Schneider, a pris le rôle de modératrice des discussions au moyen d’un processus dynamique de questions et réponses. La table ronde était composée de spécialistes de l’IA qui dirigent actuellement les efforts de diverses organisations pour développer des produits et des programmes exploitent l’IA et la science des données. Voici les cinq membres du panel :

  • Dre Leslie Cheung, directrice du développement de partenariats, Powered by Data
  • Dr Jean-François Connolly, conseiller à la recherche – entrepreneuriat, IVADO
  • Dre Isabelle Tremblay, directrice des produits, D-TECK, et consultante en psychologie organisationnelle
  • Evan Prodromou, fondateur et PDG, Fuzzy.ai
  • Laura Fort, directrice des produits, Erudite AI
AI Panel Discussion_2
Environ 55 participants ont assisté à la table ronde de l’ISPI de Montréal sur l’impact de l’IA sur la performance.
AI Panel Discussion_1
Comme activité d’introduction, les participants on affiché leurs espoirs et craintes à propos de l’avenir de l’IA sur un robot géant.

Laura Fort a affirmé que les quatre moyens principaux avec lesquels les gens interagissent actuellement avec l’IA sont :

  • Les tâches répétitives et automatisées, comme acheter des billets en ligne ou utiliser les guichets automatiques pour les transactions bancaires;
  • Les technologies mobiles à écrans tactiles;
  • Les nouveaux types d’emplois comme les analystes de données et les concepteurs des chat pods; et
  • Les super-tâches qui comprennent l’utilisation de machines pour exécuter des tâches dangereuses ou extrêmement complexes que les humains ne peuvent faire, comme par exemple en exploration spatiale ou au sein de l’industrie de l’énergie nucléaire.

Selon Laura, alors que les machines peuvent traiter d’énormes quantités de données, les humains sont plus aptes à tirer des conclusions à partir de ces données et à prendre des décisions en se basant sur ces conclusions.

Evan Prodromou a discuté des activités hybrides que les machines et les humains peuvent faire ensemble. Dans le domaine de la santé, alors que l’IA peut évaluer des milliers d’images pour dépister un cancer ou d’autres maladies, « les humains seront toujours capables de tirer une vision d’ensemble » et de reconnaître les erreurs humaines qui peuvent avoir un impact sur les diagnostiques. Il a ajouté que les futurs emplois que l’IA aidera à créer comprendront celles de professionnels qui pourront utiliser l’IA pour l’analyse de données afin de déterminer comment les organisations peuvent améliorer leurs indicateurs de performance.

Leslie Cheung a expliqué que Powered by Data travaille avec des organisations dans le domaine social pour les aider à « maximiser l’utilisation des données pour atteindre leurs buts et pour le bien public. » Elle a dit que les défis concernant la transition vers « l’ère de l’AI » pour les organisations à but non-lucratif comprennent l’accès aux bonnes données pour prendre des décisions avisées, et comprendre comment utiliser les données.

Isabelle Tremblay a affirmé que, avec son impact futur sur les emplois manuels, l’IA sera certainement utilisé pour effectuer du travail dans des professions comme la comptabilité et l’actuariat. Elle a souligné que les organisations devront se préparer pour la réorganisation du travail professionnel qui sera de plus en plus affecté par les outils d’IA. Par contre, elle a aussi affirmé que le savoir-être, qui est une faculté uniquement humaine, continuera à être nécessaire et devrait être développé par les organisations pour faire face au « manque actuel de compétences en savoir-être ».

Jean-François Connolly a expliqué qu’IVADO aide les organisations à devenir plus performantes en participant à l’avancement de la recherche en science des données, en recherche opérationnelle et en intelligence artificielle, et en appliquant ces connaissances à l’industrie. IVADO aide également à relier l’expertise académique dans ces domaines aux besoins des entreprises. Les scientifiques affiliés avec IVADO fournissent des méthodes en gestion de données à l’industrie, ainsi que de la prise de décisions avisée, pour une utilisation optimale des ressources.

L’ISPI de Montréal aimerait remercier les cinq conférenciers, ainsi que les participants, pour avoir fait de cette table ronde un événement dynamique et couronné de succès.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *