Le projet de service communautaire : Parce que devenir meilleur compte

Après avoir fourni un service de consultation bénévole couronné de succès auprès de la Settlement Music School à Philadelphie (une institution qui offre un enseignement de la plus haute qualité en musique et arts associés à tous les groupes d’âge, et ce, peu importe l’origine, les habiletés ou la situation financière des élèves), le Programme de service communautaire de l’ISPI (PSC, anglais seulement) a entrepris un nouveau projet : venir en aide à la Fondation canadienne du rein – Division du Québec. Par le biais du PSC, l’ISPI donne à ses membres l’occasion de participer à une expérience de bénévolat unique et de haute qualité auprès d’autres bénévoles de l’ISPI, afin de participer à des projets de service communautaire pour des organisations à but non-lucratif.

Bill Yeager, président du Comité du PSC de l’ISPI et président de la section Potomac de l’ISPI, présente l’équipe du PSC de l’ISPI de Montréal lors du Colloque sur l’amélioration de la performance de l’ISPI de 2017
Bill Yeager, président du Comité du PSC de l’ISPI et président de la section Potomac de l’ISPI, présente l’équipe du PSC de l’ISPI de Montréal lors du Colloque sur l’amélioration de la performance de l’ISPI de 2017

Quel est le lien avec Montréal? Le colloque annuel allait s’y dérouler (si vous l’avez manqué, veuillez lire les détails ici – en anglais seulement), et la section Montréal était prête, désireuse et capable de relever ce défi. De plus, l’un des membres de la section Montréal avait un lien très personnel avec ce projet : il y a quelques années, le mari de l’ancienne présidente de l’ISPI de Montréal Corry Robertson a été aux prises avec de l’insuffisance rénale et a dû recevoir une transplantation pour sauver sa vie. Corry et son mari se sont tournés vers la Fondations canadienne du rein pour obtenir des conseils en matière de nutritions alors qu’il recevait des traitements de dialyse en attente d’un donneur.

Corry Robertson, l’ex-présidente de l’ISPI de Montréal, a livré un puissant témoignage vidéo sur les raisons qui l’ont incitée à participer au projet.
Corry Robertson, l’ex-présidente de l’ISPI de Montréal, a livré un puissant témoignage vidéo sur les raisons qui l’ont incitée à participer au projet.

Une équipe de bénévoles composée de membres avec des niveaux d’expérience variés s’est rapidement formée. Elle est composée de : l’agente de liaison de l’ISPI de Montréal Sonia Di Maulo (en anglais), la bénévole Diana Farr (en anglais), ISPI Montreal VP Memerbship Alice Isac (en anglais), la présidente de l’ISPI de Montréal  Elizabeth Lakoff (en anglais), la présidente élue de l’ISPI de Montréal  Dalia Radwan (en anglais), l’ancienne présidente Corry Robertson, le bénévole Mat Schatkowsky et la vice-présidente de l’équipe des évènements de l’ISPI de Montréal  Margarita Zakovorotnaya (en anglais). L’équipe a appelé l’ancienne présidente de l’ISPI Miki Lane (en anglais) pour leur servir de mentor.

M. Lane a donné pour l’équipe, en tant que facilitateur, un atelier sur les principes de l’amélioration de la performance; pour cette occasion, l’équipe a inclus le directeur général Martin Munger et le directeur du développement régional Bruno Tousignant de la Fondation canadienne du rein – Division du Québec. Le but de l’atelier était à la fois de démarrer le projet et d’identifier une opportunité spécifique : mettre à jour les raisons pour lesquelles la Marche du rein de 2016 fut la levée de fonds la plus fructueuse jusqu’alors, afin que les mêmes résultats puissent être obtenus d’une année à l’autre. Les fonds recueillis sont investis dans la recherche pour améliorer la qualité de vie des patients et pour promouvoir le don d’organes. De 2013 à 2016, le nombre de marches a plus que doublé, et cette tendance se reflète par les fonds recueillis : alors que les marches ont permis d’amasser 257 000$ en 2013, le total s’est élevé à 583 000 $ en 2016. Il est clair que la Fondation a fait quelque chose correctement, mais il y avait encore de la place pour l’amélioration.

Sylvie Charbonneau, présidente de la Division du Québec de la Fondation canadienne du rein, explique les défis auxquels doit faire face la Fondation, et la manière dont le PSC l’a aidée.
Sylvie Charbonneau, présidente de la Division du Québec de la Fondation canadienne du rein, explique les défis auxquels doit faire face la Fondation, et la manière dont le PSC l’a aidée.

Le « cycle en V », issu de la méthodologie du retour sur investissement (RSI), a fourni à l’équipe un moyen de définir l’étendue du projet :

  • Besoins de l’organisation: Atteindre l’objectif de recueillir 580 000$ pour 2017;
  • Besoins en termes de performance: Impliquer des bénévoles, des donateurs et des marcheurs, et augmenter le nombre de marcheurs et de donateurs au rendement exceptionnel;
  • Besoins en matière d’apprentissage : Augmenter la confiance des marcheurs pour atteindre leurs objectifs en matière de levée de fonds, normaliser les méthodes de levée de fonds pour les marcheurs, faire connaître sur une plus grande échelle la Fondation canadienne du rein;
  • Besoins en matière de préférence : Recevoir de la rétroaction de la part des marcheurs, des donateurs et des leveurs de fonds.
Le « cycle en V » de la méthodologie du RSI, utilisé comme cadre pour ce projet
Le « cycle en V » de la méthodologie du RSI, utilisé comme cadre pour ce projet

Au cœur des stratégies visant à atteindre les objectifs de la levée de fonds se trouve besoin d’impliquer les marcheurs et les donateurs comme leveurs de fonds. Comme les activités du projet s’échelonnent jusqu’en juillet 2017, son évaluation est encore en cours et les résultats seront connus une fois le projet arrivé à terme. Cependant, l’équipe a dévoilé des facteurs qui ont contribué au succès de la levée de fonds de 2016 et ceux qui pourraient y faire obstacle. L’équipe a partagé ces facteurs au Colloque sur l’amélioration de la performance au début du mois de mai à Montréal.

Le soutien et la communication furent les facteurs déterminants du succès du projet : la Fondation canadienne du rein peut assurer le succès de la levée de fonds par son soutien administratif, ainsi que par le soutien en matière de communication et d’information qu’il fournit aux organisateurs des marches. Les marches ayant amassé le plus de fonds avaient de solides équipes d’organisateurs liés para un réseau de communication efficace.

Margarita Zakovorotnaya présente les résultats préliminaires du projet; à sa gauche se trouve Alice Isac.
Margarita Zakovorotnaya présente les résultats préliminaires du projet; à sa gauche se trouve Alice Isac.

Un défi essentiel à relever était celui de la communication, à cause du manque de visibilité médiatique des marches et de la Fondation elle-même, et à cause du manque de communication entre les organisateurs expérimentés et ceux ayant moins d’expérience. Comme dans toute organisation bénévole, la Fondation doit également composer avec un taux de renouvellement de personnel élevé et des problèmes de rétention des bénévoles. De plus, il peut être difficile de gérer les bénévoles et de les responsabiliser par rapport aux résultats.

Lorsqu’on leur a demandé quel était leur plus grand défi personnel par rapport au projet, les membres de l’équipe se sont entendus sur deux défis : le temps et la communication.

« Pour moi, le plus grand défi personnel était de trouver du temps pour participer au projet », a affirmé Elizabeth Lakoff. « Je savais qu’il exigerait une grande implication, mais je savais aussi que j’avais énormément envie d’y participer. » « Je dirais que le défi consistait à jongler avec mon travail, ma famille et ce projet bénévole », a renchéri Mat Schatkowsky.

De gauche à droite : les membres de l’équipe du PSC CSP Diana Farr, Margarita Zakovorotnaya, Elizabeth Lakoff, Alice Isac et Mat Schatkowsky
De gauche à droite : les membres de l’équipe du PSC CSP Diana Farr, Margarita Zakovorotnaya, Elizabeth Lakoff, Alice Isac et Mat Schatkowsky

Margarita Zakovorotnaya a ajouté: “Le plus grand défi personnel est le manque de temps pour faire un meilleur travail. Le bénévolat, c’est du travail. Si vous travaillez à temps plein, vous ne pouvez y consacrer que 5 à 7 heures par semaine au maximum. Est-ce suffisant pour fournir du travail de qualité? Absolument pas, surtout pour des projets communautaires. Il y a donc un paradoxe dans le domaine du travail bénévole : d’habitude, les débutants dans la profession veulent acquérir plus d’expérience; par contre, il faut beaucoup d’expérience pour travailler efficacement sur un projet bénévole. »

Pour Alice Isac, la communication était le plus grand défi : “Nous étions en train de travailler sur des aspects différents du projets à divers moments de l’année, alors coordonner le projet a été un défi. » « À certains moments, il était difficile d’être à jour pour gérer la quantité des communications », a ajouté Diana Farr. « Je m’essoufflais à travailler sur un stage très exigeant et à garder un œil sur le déroulement du projet ».

En tant que professionnels en matière d’amélioration de la performance, ils ont trouvé des moyens de relever ces défis.

« J’ai pu relever ces défis en me fiant à l’équipe », a dit Elizabeth. “Je ne me suis jamais sentie seule, et nous avons tous eu une équipe pour nous aider.” Mat partage ce sentiment : “J’ai découvert que je pouvais être capable de surmonter les obstacles en gérant mon temps de manière créative, et en me fiant sur mon équipe de bénévole du PSC pour compléter le projet. » Alice est d’accord : « Nous avons compté sur les forces de chacun d’entre nous pour réussir ce projet. »

Nous faisons plus que donner espoir - https://www.kidney.ca/QC-accueil
Nous faisons plus que donner espoir – https://www.kidney.ca/QC-accueil

Pour plus de renseignements sur la Division du Québec de la Fondation canadienne du rein et des Marches du rein, visitez le site https://www.kidney.ca/QC-accueil.